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We are interested in the notion of consciousness fact, which is, for us, the fact that an individual endowed with a brain can think of something related to his position in the world right here right now. It is not about the continuity, or the performance, nor the profoundness of the thought, but it is about thinking of something in a knowable manner and which can be specified from a linguistic or mathematical angle, without it being an automatic and predefined response to a given situation.

By analogy to the notion lengthily investigated by philosophers, psychologists, neurobiologists, we will pose the question of artificial consciousness: how can one transpose the fact of "thinking of something" into the computable field, so that an artificial system, founded on computer processes, would be able to generate consciousness facts, in a viewable manner. The system will have intentions, emotions and ideas about things and events related to it-self. The system would have to have a body that it could direct and which would constrain the system. It would also have to have a history, and intentions to act and, most of all, to think. It would have to have knowledge, notably language knowledge. It would have to have emotions, intentions and finally a certain consciousness about itself.

We will name this system, by sheer semantic analogy, an artificial brain. However we will see that its architecture is quite different from living brains. The concern is transposing the effects, the movements; certainly not reproducing the components like neurons and glial cells.

We will keep in mind principally one characteristic of the process of thinking unfolding in a brain: there is a complex neural, biochemical, electrical activation movement happening. This movement is coupled to a similar but of a different mode in the nervous system deployed in the whole body. This complex movement generates, by selective emergence and by reaching a particular configuration, what we call a thought about something. This thought rapidly leads to actuators or language activity and descends then in the following thought which can be similar or different. This is the very complex phenomenon that we have to transpose in the computable domain.

Hence, we will approach the sudden appearance of thoughts in brains at the level of the complex dynamics of a system building and reconfiguring recurrent and temporized flow. We transpose this into computer processes architectures containing symbolic meaning and we will make it geometrically self-controlled. Two reasonable hypotheses are made for this transposition:

• Analogy between the geometrical dynamics of the real brain and of the artificial brain. For one, flows are complex images, almost continuous; for the other, these are dynamical graphs which deformations are evaluated topologically.

• Combinatory complexity reduction of the real brain in the computable domain by using symbolic and pre-language level for this approach. The basic elements are completely different; they are not of the same scale.

However, once these hypotheses made, one should not start to develop an architecture that will operate its own control from the aspects of its changing geometry. One needs to ask the proper question about consciousness fact generation. A philosopher, a couple of decades ago, M. Heidegger, asked the proper question: what brings us to think about this thing right here right now? The answer, quite elaborate, to this question will conduct to a system architecture choice that will take us away from reactive or deductive systems. The system will generate intentionally its consciousness facts, intention as P. Ricœur understood it.

There are no consciousness facts without intention to think. This settles the question, considered as a formidable, of freedom to think. One thinks of everything according to his memory and his intuition on the moment, but only if it is expressible as a thought by the system producing thoughts. Some might see something infinite in this process, however it is not our case. A finite set of component which movements occur in a finite space has only a finite number of states in which it can be. Also, as the permanence of the physical real apprehensible by the sense is very strong, the preoccupation to think by man is quite limited, in his civilizations. Let us point out that artificial systems that will think artificially will be able to communicate directly at the level of forms of the ideas, without using a language mediator, and hence, would be co-active as well as being numerous in space.

For different reasons, numerous people think that the path of artificial consciouness investigation should not be taken at all. We are taking this path, without looking back, until the actual development of the system and its validation.

Alain Cardon, September 2005.

The original text in French:

Nous nous intéressons à la notion de fait de conscience qui est, pour nous, le fait qu'un individu doté d'un cerveau puisse penser à quelque chose se rapportant à sa posture dans le monde ici et maintenant. Il ne s'agit pas de la continuité, de la performance ni de la profondeur de la pensée, mais du fait de penser à quelque chose, de manière connaissable et explicitable sous un angle langagier ou mathématique, sans que ce fait soit une réaction automatique et prédéfinie à une situation donnée.

Par analogie avec cette notion longuement investie par les philosophes, les psychologues, les neurobiologistes, nous poserons le problème de la conscience artificielle : comment transposer dans le calculable le fait de penser à quelque chose, pour qu'un système artificiel, finalement fondé sur des processus informatiques, puisse générer d'une certaine façon montrable, des faits de conscience artificiels, c'est-à-dire qu'il ait des intentions, des émotions, des idées à propos de choses et d'événements le concernant. Pour cela, le système devra avoir un corps qu'il dirige et dont il subit les contraintes, mais aussi un vécu, des intentions à agir et surtout à penser, il devra avoir des connaissances et notamment des connaissances langagières, il devra avoir des émotions et des intentions, et finalement il devra avoir une certaine conscience de lui-même.

Nous appellerons ce système, par simple analogie sémantique, un cerveau artificiel. Mais nous verrons que son architecture est fort éloignée de celle des cerveaux des êtres vivants : il va s'agir de transposer des effets, des mouvements, et surtout pas de reproduire des constituants comme les neurones ou les cellules gliales.

Nous retiendrons principalement un caractère de la pensée se déployant dans un cerveau pour se réaliser : il se produit un mouvement complexe d'activations neuronales, biochimiques et électriques, mouvement lié à un mouvement similaire mais d'un autre régime dans le système nerveux déployé dans tout le corps. Ce mouvement complexe génère, par émergence sélective; et en atteignant une certaine configuration, ce que nous nommons une pensée à propos de quelque chose. Cette pensée conduit rapidement à des actions motrices ou langagières et dévale ensuite dans la pensée suivante, qui en est la continuité ou bien est autre. C'est ce phénomène très complexe que nous avons à transposer dans le calculable.

Nous abordons donc le surgissement de la pensée dans les cerveaux au niveau de la dynamique complexe d'un système de construction et de reconfiguration de flux récurrents et temporisés, et nous le transposerons dans des architectures de processus informatiques contenant de la symbolique et que nous allons faire s'auto-contrôler géométriquement. Nous posons, pour cette transposition, deux hypothèses raisonnables:

• Analogie entre la dynamique géométrique du cerveau réel et celle du cerveau artificiel : dans un cas, les flux sont des images complexes presque continues, dans l'autre ce sont des graphes dynamiques dont les déformations sont évaluées topologiquement.

• Réduction de la complexité combinatoire du cerveau réel dans la transposition calculable par un positionnement au niveau symbolique et pré-langagier : les éléments de base dans les deux cas sont totalement différents, ils ne sont pas à la même échelle.

Mais une fois ces hypothèses posées, il ne s'agit pas encore de se lancer dans la construction d'une architecture qui va opérer son contrôle par les aspects de sa géométrie changeante. Il faut se poser la bonne question à propos de la génération de faits de conscience. Et la bonne question a été posée par un philosophe, il y a quelques décennies, par M. Heidegger : qu'est-ce qui amène à penser à telle chose ici et maintenant ? La réponse, qui est finalement assez fine, à cette question va conduire à un choix d'architecture de système qui permettra de définitivement s'éloigner du réactif ou du déduit : le système gérera intentionnellement des faits de conscience, l'intentionnalité étant entendue au sens de P. Ricœur.

Il n'y a pas de génération de faits de conscience sans intention à penser. Ce point règle la question, considérée comme formidable, de la dite liberté à penser : on pense en effet à tout ce que l'on veut selon sa mémoire et son intuition du moment, mais seulement si ceci est formulable comme pensée par le système qui produit de la pensée. Il est vrai que certains voient de l'infini dans la chose, ce qui n'est pas notre cas. Un ensemble fini de composants dont les mouvements se produisent dans un espace fini n'a qu'un nombre fini d'états par lequel il peut passer. Comme d'autre part les permanences du réel physique appréhendable par les sens sont très fortes, les préoccupations à penser de l'homme sont assez limitées. Tel est le sort de cet homme, dans ses civilisations. Remarquons quand même que les systèmes artificiels qui vont penser artificiellement pourront communiquer directement au niveau de leurs formes idéelles, sans utiliser de médiateur langagier, et donc pourront être co-actives tout en étant très nombreuses dans l'espace de la planète et de sa périphérie.

Pour différentes raisons, de nombreuses personnes pensent que la voie de l'investigation de la conscience artificielle n'est surtout pas à emprunter. Nous l'emprunterons sans réserve, et ce jusqu'à la réalisation effective du système et à sa validation.

Alain Cardon, Septembre 2005.